Relève-moi !!
Hier, Maîtresse, j’avais à mon actif: une fin de soirée non atterrie (cf. mon post précédent), un souper préparé avec amour, quelques menus services. Et deux, ou trois, baisers, je ne me souviens plus, merci pour tes délicieux baisers, Maîtresse que j’aime.
Ton compte-rendu de ton cours passionnant, à partir de 21 heures, a duré 45 interminables minutes: j’aurais tant voulu que tu m’embrasses ou que tu me donnes de l’amour ! Intéressant de t’écouter, mais insupportable en crescendo parce que j’étais saturé de manque de toi, là à moins d’un mètre de toi.
Des attentes cumulées sans que ce soit volontaire de ta part peuvent finir par m’effondrer. S’il te plaît, Maîtresse, n’oublie pas de prendre garde à ces indices de soumis au bord de la déprime, qui ont la propriété terrible (pour moi) de passer totalement inaperçus (pour toi) lorsque tu n’y remédies pas:
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Une réceptivité diminuée, des sons plus brefs que la normale lors d’acquiescements
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Une queue morte
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Une incapacité à te prodiguer des massages dignes de ce nom
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La fuite, par un mini-éloignement ou par un endormissement désespéré et plus ou moins feint
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Une incapacité à te répondre "Oui, Maîtresse" (que tu tardes à remarquer)
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Une respiration silencieuse (aux antipodes de l’excitation).
Je remercie ton Excellence de m’appeler par ce que je suis, "esclave". Cependant, garde conscience que ce mot, et le poids que tu y accordes, m’est vital à des moments où j’apprends que je dois fournir un effort supplémentaire.
Tu as décidé que je ne méritais pas une mesure de soulagement du style griffures de dos. En fait, j’avais tellement mal que j’aurais voulu que tu me frappes. Ou que tu me tires les cheveux afin d’obtenir tes massages. J’insiste sur tes paroles, mais en même temps souviens-toi que tes paroles seules ne suffisent pas toujours. N’ont pas toujours la propriété de suffire.
Ce soir-là, mon malaise a eu raison de ma docilité. Il aurait fallu une remise à l’ordre physique de ton soumis (étant donné que tu excluais un sauvetage en mode tendresse). Cela me paraît évident, et j’ai besoin de ta confiance sur ce point, Maîtresse suprême.

, nous avons joui, c’était encore le début de la soirée.






